L’enseignement-apprentissage du français en tant que langue-culture est au cœur de la problématique du rapport entre l’enseignement public et l’enseignement privé au Maroc. En effet, sous le protectorat français et au lendemain de l’indépendance , les écoles privées dites « libres » proposaient un enseignement centré sur la langue arabe et l’éducation islamique pour « préserver » l’identité nationale. Actuellement, l’argument de vente des écoles privées marocaines est la qualité de l’enseignement du français. Les milieux aisés et les classes moyennes mettent leurs enfants dans les écoles privées et dans les établissements français de l’AEFE afin de leur garantir un meilleur apprentissage du français et mieux les préparer aux études supérieures scientifiques dispensées en français.
L’objectif de l’exposé est de présenter ce contexte et d’analyser le rapport « public-privé » à travers la problématique des contenus, et notamment celle des manuels français utilisés dans les écoles privées marocaines, mais de plus en plus remis en question par certains parents et par les partis politiques conservateurs en raison des contenus jugés « non conformes » à la culture locale. Il est de plus en fréquent que des parents demandent l’adaptation des contenus au contexte « arabo-musulman » et il arrive que des parlementaires évoquent la question des contenus de ces manuels lors des séances des questions « orales » adressées au gouvernement. Une première réponse vient des éditeurs de manuels français, qui commencent à adapter les contenus en proposant des textes se rapportant au patrimoine culturel marocain ou arabe. D’un autre côté, les enseignants des écoles privées , peu préparés à la gestion de l’interculturel , hésitent entre ouverture et conservatisme.
Ordinateur et vidéo projecteur.







